Sicile : 2700 avant le Parrain

Publié le par Duinhir

Bon, je commence déjà à espacer mes billets, c'est pas très bon signe...
Aujourd'hui, nous parlerons soleil, orange et cartes à jouer, nous prenons l'avion pour la ville de Catane en sicile

Catane (Catania) est une ville de la province de même nom en Sicile en Italie. C'est la deuxième ville la plus peuplée de l'île derrière Palerme.La ville fut fondée au VIIe siècle av. J.-C. par des colons grecs venant de Chalcide, dans l'Eubée. Elle connut plusieurs destructions par son ennemie Syracuse puis par l'Etna.

Sainte Agathe y fut torturée pour avoir refusé les avances de Quintien, proconsul de Sicile, sa mort fut accompagnée d'un tremblement de terre, le 5 février 251. Un an après sa mort, l'Etna entra en éruption, déversant un flot de lave en direction de Catane. Les habitants s'emparèrent du voile qui recouvrait la sépulture d'Agathe et le placèrent devant le feu qui s'arrêta aussitôt, épargnant ainsi la ville.

Les origines du nom de Catane seraient Katane dans la langue autochtone des Sikèles qui se traduit par « râpe, racloir, couteau à écorcher, écorcherie » en relation avec les décors de lave du panorama, qui devint la colonie grècque de Katánē, la cité romaine de Catĭna ou Catăna (catinus a un double sens. Il peut signifier soit « écuelle, bol » soit « baie marine ou golfe »), la ville arabe de Qataniyah (les plantes légumineuses, typiques de Catane avant l'arrivée des Arabes qui y planteront les oranges). Enfin, la ville se transformera au moyen âge en Cathania et Catanea.

L'Eléphant est le symbole et le blason de Catane et ses deux principales devises latines de Catane sont "Melior De Cinere Surgo"(Je renais meilleure des mes cendres) et "Armis Decoratur, Litteris Armatur" (Décorée avec les armes, armée avec les lettres).





L'éléphant symbole de Catane

Le jeu les colons de "Catane" fut créé par Klaus Teuber en 1995, remportant le Spiel des Jahr. La boite attends toujours d'être ouverte sur mon étagère à jeux, suite à des critiques négatives de la part de joueurs sur le hazard trop présent.

Une version basée sur des cartes, pour deux joueurs fut créée en 1999 et rééditée en 2006 par la société québécoise Filosofia (Pandémie, Chinatown, San Juan, de Cape et d'épée). Je l'ai acquise ce week end et nous l'avons testée avec ma chérie.

Le jeu met les deux joueurs à la tête d'un groupe de colons débarquant sur l'île de Catane, qui n'a rien à voir avec la ville sicilienne si ce n'est une histoire d'île et de colonisation. De constructions en batailles, les joueurs vont devoir établir leur domination sur l'île.
Pour ce qui est du mécanisme de jeu, chaque joueur commence avec deux colonies reliées par une route et 6 territoires qui génèrent des ressources.


           La couverture de la boite

A chaque tour de jeu, un lancer de dé va déterminer quels territoires (portant un numéro de 1 à 6) vont être productif pour les deux joueurs, le système de gestion des stocks de ressources est très bien pensé, permettant de se dispenser de marqueur et jetons.
Un dé lancé chaque tour donne des évenements (pillards, carte évenement aléatoire, duel de chevaliers, gain de ressource ou "attaque commerciale", ces évenements s'appliquent aux deux joueurs.
Les joueurs vont ensuite pouvoir construire des améliorations, recruter des chevaliers, construire des routes, des colonies puis des villes en dépensant ces ressources.
Ils peuvent aussi échanger des ressources soit avec la banque (au prix de 3 pour 1 hors améliorations spécifiques), soi avec leur adversaire.
Enfin, des cartes actions permettent de mettre des batons dans les roues de ses adversaires.

En fin de partie, chaque colonie rapporte un point de victoire, chaque ville deux points, certains bâtiments de villes en rapportent d'autres et enfin, le plus grand marchand et le possesseur de la plus grosse armée gagnent un PV chacun. Le premier joueur à atteindre 12 points de victoire (8 pour une partie courte, 14 pour une version longue) gagne la partie.
Mon aire de jeu en cours de partie

Plusieurs extensions existent qui apportent divers nouveaux aspects au jeu
- Politique et Intrigue
- Magiciens et Dragons
- Science et Progrès
- Chevaliers et Marchands
- Commerce et Évolution
- Barbare et Négociants
- Artistes et Mécènes
Autant de raisons donc de faire bruler son porte feuille

J'ai aimé:
- Un très beau jeu au mécanisme bien huilé, les parties durent une bonne heure, mais on ne s'ennuie pas.
- Les jolies cartes
- Le commerce entre joueurs

J'ai regretté:
- L'absence de défis à relever en commun par les joueurs dans les évenements.
- L'opposition par les cartes actions  est assez décevante, on a parfois l'impression de jouer seul
- L'impossibilité de jouer à plus de deux joueurs
- la place prise sur la table, même la grande table du salon est juste pour une partie à 12PV, sans les extensions




La table en cours de partie, beaucoup de place nécessaire

A Noter que malgré les quelques points négatifs, il s'agit d'un jeu à deux que je recommande chaudement

Enfin, quelques liens
L'article sur petit peuple
La fiche sur trictrac
Un site mal fichu mais plein de ressources pour le jeu et les autres jeux de la nébuleuse Catanienne

Publié dans Jeux de plateau

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Commenter cet article

Aurélie 01/12/2008 18:04

Jeu très plaisant. J'aime beaucoup! Et c'est une idée de cadeau à offrir pour les couples pour Noël...

Duinhir 11/12/2008 13:48


Oui, un jeu à 2 qu'il est bien. Il en faudrait plus


PhilippeH 01/12/2008 17:04

Au bout de quelques parties, les esprits pervers dont je fais partie, trouve quelques combos qui gachent un peu le plaisir du jeu naïf. Et puis quand on a une bonne mémoire, on sait où se trouvent les bonnes cartes...
Du reste, ma partenaire de jeu avait tout a fait détesté que je lui incendie ses deux plus gros batiments lui faisant perdre *beaucoup* de points de victoire...

Duinhir 02/12/2008 17:26


c'est vrai que certains combos de cartes actions peuvent être redoutables...si l'adversaire n'a pas une rebouteuse ou un évèque...