Comme un air de Noël

Publié le par Duinhir

Noël arrive à grand pas, nous avons donc profité de ce premier week end de décembre pour rendre visite à un ami ludophile strasbourgeois. Au menu, visite du marché de noël, de la cathédrale, du musée des beaux arts et jeux de plateau (Munchkin Chtulu, Race to the Galaxy, Novembre rouge et Ghost stories, qui ferront l'objet de billets à venir).

Mais replongeons nous dans l'atmosphère de ce week end dans la capitale française de noël. Avec tout d'abord une petite décéption, pour un enfant de l'Est comme moi, aucun Saint Nicolas en vue dans les rues de la ville, St Nicolas a semble t-il définitivement abdiqué devant le gros rougeaud dans la capitale alsacienne.
Ceci étant dit, Strasbourg, déjà magnifique en temps normal, prends en décembre une allure féérique. les échoppes de vendeurs de bibelots, décorations, mitaines et vin chaud pullules, les décorations parent la ville de milles feux, faisant oublier la froidure et les crachins, la neige n'étant pas encore installée.










La cathédrale de Strasbourg tout d'abord, seconde plus haute cathédrale de france , culminant à 142 m, soit 9m de moins que celle de Rouen. Livrée en 1439 après 263 ans de construction et de style gothique, elle laisse immédiatement une forte impression alors qu'on la découvre enfin sur son petit parvis caché derrière les grandes maisons bourgeoises alsaciennes. Son aspect asymétrique, la construction d'une des tours ayant été abandonnée lui donne une silhouette reconnaissable entre toutes les cathédrales. Les vitraux Vert, rouges et bleus témoignent de la présence d'artisans des deux côtés du Rhin lors de la construction.

Un regret sur le "film explicatif" de présentation de la cathédrale que l'on nous a proposé et qui s'est avéré une séance de moubourrage prosélyte.

Au coeur de la cathédrale se trouve l'horloge astronomique, dite horloge des trois rois, monument au moins aussi impressionnant datant de 1574 et rénovée en 1843. L'architecte, Schwilgué a été le premier à avoir traduit mécaniquement le calcul de Pâques grégorien sous forme mécanique, et ce dès 1821 avec un prototype conçu en 1816. C’est ce même mécanisme qui figure, en plus grand, en bas à gauche de l’horloge actuelle. L'horloge indique le déplacement des planètes sur un astrolabe. Un calendrier perpétuel indique les fêtes mobiles sur une durée de 100 ans, les éclipses à venir sont peintes sur des panneaux. L'horloge comporte de nombreux automates et décors.






En complément de cette visite, en tant que capitale européenne, nous avons reçu un petit livret présentant les traditions de noël en Europe.
On y apprends que les grecs cultivent une rose de Noël appelée Ellébore au lieu du sapin, que la suède fête Ste Lucie le 13 décembre, les jeunes filles portant des couronnes de bougies en hommage à la sainte martyre, que les grecs et les chypriotes fêtent St Basile un peu de la même manière que nous fêtons les rois. Et qu'une légende en Finlande rapporte que le Père Noel serait le quatrième roi mage, n'ayant pas vu l'étoile du berger et se rattrapant en distribuant les cadeaux  aux enfants, comme la sorcière Befana en Italie...

Publié dans ma vie

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